La crise diminue la motivation et la satisfaction des travailleurs belges

(07/07/2010)

Les travailleurs belges :

se plaignent de la pression et de la charge physique au travail, et de leur package salarial, trouvent que leur organisation réussit mieux qu’en 2009,  font l’éloge de leurs supérieurs directs pour la gestion d’équipe durant la crise

Bruxelles – 7 juillet 2010. La crise commence peu à peu à réduire la motivation et la satisfaction des travailleurs belges. Durant presque deux ans, les collaborateurs se sont impliqués fortement et inconditionnellement pour leur organisation, mais la situation commence à se détériorer.

Plus que l’année passée, les Belges sont à la recherche d’un autre job. Pas moins de 33% des travailleurs pensent changer d’employeur dans les deux ans. Même le pourcentage de collaborateurs, qui pensent ‘passivement’ à un autre job, est passé à environ 18%, alors qu’il n’était que de 15% en 2009.

En raison de la crise persistante, les Belges sont moins satisfaits de leur job, de leur package salarial et de la pression au travail. Ils sont également moins énergiques et moins passionnés par leur job et disent qu’ils sont, par rapport à l’année passée, moins disposés à faire des efforts supplémentaires en raison de la pression accrue au travail. Ils trouvent cependant que leur entreprise connaît plus de succès que l’année dernière et que les dirigeants ont une influence positive sur leurs équipes.

Ceci sont les conclusions les plus importantes d’une grande enquête annuelle de SD Worx sur l’engagement de 5.000 travailleurs. L’enquête a été menée en avril 2010. Les participants ont dû quotté, sur une échelle de 1 à 10, les paramètres qui sont essentiels pour l’engagement des collaborateurs. SD Worx a comparé ces scores avec les résultats de 2009 et a constaté certaines différences significatives.

La motivation bat de l’aile

Les Belges sont ainsi clairement moins motivés pour accomplir de grandes prestations au travail. Alors que l’année passée, ils ont encore fait spontanément plus d’heures supplémentaires en raison de la récession, les travailleurs en 2010 disent avoir moins d’énergie pour faire des efforts supplémentaires au travail.   D’une manière générale, les prestations, la satisfaction, l’énergie, la passion pour le travail et la loyauté envers l’employeur sont cette année significativement inférieure à 2009. On constate la diminution la plus forte à la question suivante de l’enquête : ‘J’ai l’intention de rester dans mon organisation pour une longue période indéterminée’.

Les raisons ne sont pas à chercher très loin. Les travailleurs se retrouvent toujours moins dans leur régime de travail et les heures de travail imposées. Pour
certains, la charge physique de travail a augmenté. Ils se plaignent également de leur rémunération. On remarque aussi que moins de travailleurs trouvent que leur package salarial (cash, avantages, temps libre,…), qui a peine changé l’année passée, répond à leurs besoins.   

Les efforts sont récompensés par une position concurrentielle plus forte

Les heures supplémentaires et les efforts plus importants n’ont pas été inutiles car beaucoup d’entreprises ont obtenu de bons résultats malgré la crise. Et les travailleurs sont d’avis que leur organisation a mieux réussi qu’en 2009. Toujours selon eux, la réputation et l’image de leur entreprise ont fait un bond en avant.  De plus, ils sont maintenant encore plus convaincus que leur organisation a une longueur d’avance sur la concurrence. Ils se demandent cependant quand ils pourront en recueillir les fruits.

En règle générale, beaucoup d’entreprises belges ont bien passé la crise. Cela est dû au grand dévouement de leurs collaborateurs, mais également à leurs responsables directs qui ont eu une influence positive sur leurs équipes. Ces derniers ont apparemment réussi durant ces temps difficiles à soutenir leurs travailleurs et à les stimuler à donner le meilleur d’eux-mêmes.

‘Les dirigeants belges ont réussi à utiliser la crise comme levier et à obtenir un plus grand dévouement de leurs collaborateurs’, dit Lorenzo Andolfi, chercheur auprès du Centre de connaissances RH de SD Worx. ‘En période de crise, les dirigeants et les collaborateurs ont besoin l’un de l’autre. Ils sont en effet tous les deux embarqués dans la même aventure. Plus qu’avant la crise, les dirigeants demandent de l’input à leurs collaborateurs et créent de l’espace pour la participation. Les collaborateurs se sentent de cette façon reconnus. Ce qu’il faut cependant faire maintenant, c’est travailler à l’engagement de ces collaborateurs de sorte que les entreprises ne doivent pas faire face à la perte de bons collaborateurs lorsque le marché du travail reprend vigueur’.

Echantillon

L’enquête a été menée, en avril 2010, auprès de 5.000 travailleurs. L’échantillon est représentatif pour la population active belge.  

Plus d’informations

Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez vous adresser à Jean-Luc Vannieuwenhuyse, SD Worx, tél. 0476/20 25 79 ou  jeanluc.vannieuwenhuyse@sdworx.com


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